La tête tourne à sang pour sang, fraye avec outrages et mirages stockés dans l'entrepôt narcissique- rêves en chantier et mémoire en écriture.
Légende à vif, la rivière aveugle. Je nage à contre terre, mon corps divague d'écumes vagissantes. La nuit m'emporte dans son lit d'algues et de roseaux sifflant dans le vent qui coupe l'air horizontalement à grands coups de lame blanche.
Au loin les lumières de l'usine - sidérurgique- grandissent dans mon champ de vision. L'ouvrier pactise avec la forge rouge. La nuit s'aère à vue d'œil, dévêtue peu à peu, au rebord extrême oriental qu'éclabousse la marée solaire, montante inexorable.
Les arbres vitrifiés par la neige - manteau polaire.
Terre émerveille.
Tout vient
Il y a 8 heures
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